jeudi 8 février 2018

PRIX DE LA NOUVELLE 2018 : 111 recueils sur la table, la partie ne fait que commencer !


111…
c’est le nombre de recueils enregistrés à ce jour pour participer à la septième édition du prix de la Nouvelle d’Angers...
111 recueils en compétition qui seront répartis en 6 paquets de manière aléatoire et distribués à partir du 15 février aux 18 juré(e)s.
 
Alors la partie commencera vraiment…

D’abord chaque recueil sera  lu par trois jurés. Puis après 2 mois de lectures, ce seront les premiers « filtrages » et les réunions d’échanges.
Puis les recueils « nominés » par chaque groupe seront lus par trois nouveaux lecteurs, avant de dégager une « présélection » d’une douzaine de recueils.
 

Viendra alors le temps de LA Sélection de 5 à 6 recueils « finalistes » qui sera proposée au Jury final composé des premiers groupes de lecteurs, augmentés de professionnels du livre : éditeur, nouvelliste, libraire, bibliothécaire… sans oublier le lauréat de l’édition 2016. 

Alors au seuil de l’été, si la partie est finie pour la majorité, la partie continuera pour ces 5 ou 6 sélectionné(e)s qui seront informé(e)s fin juin et qui devront adresser des exemplaires supplémentaires et leur fichier informatique.
Commencera alors le temps de l’attente qui durera tout l’été… Dans tous les cas, une nouvelle extraite de chacun des recueils finalistes sera publiée dans le N° 53 de la revue Harfang qui paraîtra fin Novembre.
Pour le/la lauréat(e), le suspense prendra fin courant septembre quand le Jury final après les lectures estivales rendra son palmarès. Le recueil primé sera édité aux éditions Paul&Mike et sera présenté au public lors de la cérémonie de remise de la septième édition du Prix de la Nouvelle de la Ville d’Angers le vendredi 16 Novembre (date à confirmer) à la Bibliothèque Municipale d’Angers.
Patience !
(à suivre)

mercredi 17 janvier 2018

MEILLEURES MICRO-NOUVELLES 20177

   Pour la sixième année consécutive, notre rubrique « 100 mots pour le dire » met à la une de notre blog la «micro-nouvelle du mois ».
Chaque mois, nous sommes surpris par l’extrême diversité de genre, de ton, de style… des textes qui nous sont adressés.
Nous espérons que cette liberté et cette richesse se retrouvent dans le palmarès. Mais nous n’ignorons pas  qu’en faisant un(e) élu(e) nous faisons aussi beaucoup de déçu(e)s !
Pour 2017, le choix du comité de lecture d’Harfang (différent de celui des « micro-nouvelles ») s’est porté sur « Sylvie » de Cécile d’Estienne. Cette dernière, fidèle abonnée à la revue et à la rubrique verra son abonnement prolongé.
Mention spéciale à la micro-nouvelle de Marie-Agnès Tuscan-Ollier, arrivée en seconde position.
A relire ci-dessous.
 
Merci de poursuivre cette aventure en notre compagnie en nous adressant vos « micro-nouvelles » de 100 mots maximum (contrainte impérative) à l’adresse suivante :


       
Sylvie

C

e dimanche, en marchant au creux du sentier ombragé, son pas ne sonnait pas comme à l'accoutumé. Il était amorti par une épaisse mousse verte, ouatée et dense. Même en fermant les yeux, elle voyait encore la forêt tout en voutes suspendues au-dessus d'elle et ses hautes futaies telles les colonnes d'un temple dont les piles soutiendraient le ciel. Dans ce sanctuaire hypèthre où il régnait un silence habité de bruits feutrés, circulait, entre les troncs, un souffle humide et palpitant de sève. Les feuilles frémissaient. Son cœur battait. Sa présence, elle-même, était bue par la force végétale qui l'enserrait. 
 © Cécil d’ESTIENNE (Janvier 2017)

 
 Nuit africaine
 
L

es soirs d’infini désespoir, dans le crépuscule tropical brutal, croix du sud bijou dans le noir, la nuit africaine t'étreignait. Tam-tams sauvages sur la dune, feux de brousse attisés au vent brûlant, broche blafarde de la lune, la nuit africaine t'affolait. Étendue nue dans la moiteur, souvenir lointain d'un avant violent, engloutie dans cette noirceur, la nuit africaine t'oppressait. Sillon d'un disque ressassé, onde rassurante d'un chant puissant, tu oubliais présent et passé, la nuit africaine t'apaisait. Mal ici, mal là-bas, toujours sur le fil du funambule, tu errais de rêves en rêves, la nuit africaine t'enivrait.
 © Marie Agnès Tuscan-Ollier (avril 2017)